VERSION  ANGLAISE


Le directoire du CRAC  était face à l’association des journalistes politiques du Cameroun le 9 novembre 2016 à Yaoundé. Faire comprendre ce que sont  le CRAC et ses ambitions a été l’objectif.

 

 « Hunger must go ». C’est avec ce slogan signé CRAC que devront désormais composer les hommes de média, longtemps habitués  au « Paul BIYA must go » dans la sphère des partis politiques d’opposition camerounais.  Tout simplement, il traduit le projet politique de ce mouvement jeune de deux ans, qui veut faire de l’agriculture et l’élevage le pilier du développement socio économique du Cameroun.

Mais quoi de neuf dans ces secteurs avec le CRAC ? Le directoire explique : « Au Cameroun, tout le monde fait l’agriculture. Il y’a au niveau du ministère de l’agriculture et plusieurs autres une multitude de projets agricoles.  On a même des jardins de case en ville. Mais personne ne le fait avec pour objectif d’arrêter la famine, et d’exclure la vie chère, d’où la situation économique  actuelle. Le crac a cette petite magie qui fera toute la différence à savoir, faire l’agriculture pour créer les emplois, nourrir les camerounais, conquérir les devises, conquérir notre souveraineté et sécurité alimentaires,  améliorer la qualité et les conditions de vie,  garder la fierté et l’orgueil  d’un peuple qui se nourrit.  Mieux, faire l’agriculture pour partager la richesse du pays entre camerounais, incarner et valoriser ce que la nature nous a donné comme ressource,  pour promouvoir et entretenir la participation de tous aux actions de développement.  Ceci en respect des 70% de nos concitoyens qui vivent de la chose. »

Au sein du CRAC, on croit fermement qu’il faut s’appuyer sur le secteur agropastoral pour jeter les bases de notre vrai développement en résolvant le problème basique de l’alimentation, car dit-on ventre affamé n’a point d’oreille. Selon les membres du directoire, l’échec des pouvoirs publics viendrait de l’incapacité à résoudre l’équation de  développement des exploitations familiales qui allient la production, la productivité, l’amélioration des conditions de vie des exploitants avec la demande de consommation, les besoins d’industrialisation sans cesse croissants.  C’est dans ce creuset que se trouve la magie du CRAC.  « Au sein du gouvernement actuel, le but de nourrir les populations aura beau être exprimé, mais ne sera jamais atteint parce qu’il n’est pas partagé par  tous.  Il n’y’a pas une stratégie, une démarche pour atteindre l’objectif. L’agriculture pour nourrir tous les camerounais, conquérir les devises, la souveraineté se pense et se réalise différemment.  Il faut concevoir une stratégie. » Précisera Bernard Njonga, chargé des affaires politiques au sein du directoire.  

5 ans pour des résultats

Révolutionner le monde agropastoral en cinq ans est le défi  que se lance le CRAC.  La stratégie livrée ce jour est le redécoupage du Cameroun en 5 régions correspondant aux 5 grandes zones agro écologiques du pays : zone soudano sahélienne (Extrême-Nord et Nord), zone forestière monomodale (Littoral et Sud-Ouest), zone des hauts plateaux (Adamaoua), zone forestière bimodale (Centre, sud et Est), zone des hautes altitudes (Nord et Nord-ouest). Le CRAC opte pour le regroupement et la décentralisation totale des ministères socio-économiques et techniques dans les régions, l’investissement pour le développement du potentiel agro sylvio pastoral et des ressources naturelles de chaque région. Il entend mettre en place un système de subvention des producteurs sous forme de prime à la production. Elle se fera par spéculation. Cette prime est remise en espèce directement au producteur à la récolte et permet d’amortir les coûts de production.  Il est aussi pour la promotion de l’équilibre régional au niveau des infrastructures : formations sanitaires,  routes, écoles… « Il faut donner les mêmes chances à tous les camerounais, chacun dans sa région, de bénéficier des mêmes infrastructures de développement.» ainsi conçoit-on l’équilibre régional au CRAC.

 

Le café politique du 9 novembre 2016

  

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