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A deux mois des élections présidentielles au Cameroun, le parti politique  CRAC (Croire Au Cameroun) décide de ne pas s’y présenter. Le président et son équipe l’ont annoncé à la presse le 18 juillet 2018 au siège du parti à Yaoundé.

Le dossier de candidature de Bernard NJONGA, président du CRAC, aux élections présidentielles 2018 était prêt, ainsi que la caution de 30 millions de Fcfa versé au Trésor public.  Mais à Jour J- 1 de la date limite de dépôt de candidatures, un point de presse est convoqué au siège du CRAC à Yaoundé.

La nouvelle est lâchée aux hommes de médias, à la surprise de tous : « Nous ne participerons pas aux élections. » L’équipe dirigeante, consciente d’avoir déçu de nombreux Camerounais, base sa décision sur le contexte et l’échéance politique actuels non propices à un sain développement de notre projet pour la société camerounaise.
Elle explique:
1. Le pays est instable dans près de 4 de ses 10 régions. Environ 10 500 000 habitants affectés, c’est-à-dire 44,8% des populations en partie déstabilisées, déplacées à l’instar de ces 43 000 réfugiées au Nigéria* venant de la zone anglophone, et 238 000 personnes** déplacés dans l’extrême nord Cameroun. Comment pourrions-nous-nous partager notre projet, ou participer à des joutes électorales dans un tel contexte sans possibilité d’échanges avec tous nos concitoyens ?

2. La scène politique actuelle laisse très peu de place aux débats d’idées et de projets. Les solutions aux problèmes quotidiens des gens ne sont pas abordées. On débat des personnages et un climat de replis identitaire malsain et dangereux est entretenu. Toutes choses qui banaliseraient et rendraient le projet de CRAC inaudible. Comment dans un tel contexte pourrions-nous faire sortir une vision partageable ?

3. Le désintérêt de la majeure partie des Camerounais pour la chose politique est frappant. Faire différemment la politique, être différemment politicien, imposer la nécessité d'un débat d'idées sur le futur en lieu et place de ce qui ressemble à une arène avec ses personnages théâtraux, serait déjà en soi un immense succès auquel CRAC voudrait contribuer avant même de parler de toute compétition électorale.

4. Nous mesurons combien le chemin est long et que nous n’avons pas encore atteint la moyenne acceptable des populations. Nous devons continuer, redoubler d’effort, d’imagination, de patience et de persévérance pour des échanges avec les populations de toutes les régions du pays.

5. La perspective des élections locales l’année prochaine nous enchante. Elle nous donnera, nous l’espérons vivement, l’opportunité souhaitée pour expliquer et débattre des déclinaisons locales de nos 40 mesures pour faire décoller le Cameroun par l’Agriculture dans les 5 années à venir. Une opportunité que nous ne voulons pas saboter pour les raisons citées plus haut.

6. Cela étant dit, notre message fondamental reste inchangé : 70% des populations camerounaises vivent de l’Agriculture, alors que 40% sont considérées comme pauvres. Desquelles 60% vivent en milieu rural. Nous sommes convaincus de ce que l’Agriculture reste l’unique voie pour sortir ces populations de la pauvreté et enclencher un développement national inclusif.

Cependant, le CRAC envisage poursuivre dans tout le pays, la présentation et l’explication de son projet, qui est d’abord et avant tout un programme de reconstruction, basé sur la confiance accordée au pays et l’audace d’une solution à travers les 40 mesures pour faire décoller le Cameroun, riche de son potentiel Agro sylvo pastoral, de manière participative et inclusive.  L’équipe  promet « rester toujours disponible, prêt à participer à toute solution concourant à l’amélioration du climat sociopolitique national. »

Ce n’est donc que partie remise. Un recul pour mieux sauter.

 

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